Pouvoir : Aucuns, étudier la magie coûte cher et elle n'a pas de talent particulier pour ça. Ni le temps d'ailleurs..
Arme : Ruth possède une dague de fer avec une poignée reliée de cuir et un fourreau du même matériaux. Son père lui a offert cette dague après l'avoir prise à des pillards. Elle peut aussi se servir des outils de la ferme mais elle favorise souvent ses poings.
Contexte : La ferme familiale,
Ruth vit le jour à l’ouest d’Ambarnest, dans une petite ferme familiale. Le village voisin, niché dans une vallée, n’était qu’à une heure de marche par le sentier qui serpentait entre les haies d’aubépine. La ferme de la famille n’avait rien de grandiose : une maison basse aux murs de torchis et de pierre, un toit de chaume épais qui sentait bon le foin sec après la pluie, une grange un peu penchée à cause de fondations bancales et un poulailler immense qui occupait presque la moitié de la cour. Autour s’étendaient les champs où le blé et le houblon se mêlaient en vagues dorées et vertes selon les saisons.
La plus grande partie des terres était consacrée à l’élevage des poules. Il y en avait des centaines : des rousse, des blanches, des noires à pattes plumeuses, toutes caquetant du matin au soir. Les œufs étaient ramassés chaque jour dans des paniers d’osier, et les volailles les plus grasses partaient vers les marchés. Les coqs quant à eux n'avaient pas de chance et finissaient en chapon. Quelques rangées de légumes saisonniers apportaient de la couleur et du goût aux plats : courgettes en été, tomates rouges et juteuses que l’on cueillait rouge ou jaune, fraises et mûres. Mais c’était surtout le blé et le houblon qui donnaient à la ferme son identité. Le houblon grimpait le long de hautes perches en été, libérant son parfum amer et résineux quand on le froissait entre les doigts.
Deux ans plus tôt, la famille avait eu les moyens d’acheter trois chèvres et un bouc. C’était un investissement important. Les chèvres, deux blanches et une tachetée de brun, donnaient un lait riche et crémeux de temps en temps, surtout au printemps. Elles servaient surtout à défriché : en hiver, quand les ronces envahissaient les bordures des champs, on les lâchait et elles dévoraient tout sur leur passage, laissant la terre propre pour les semailles de printemps. Le bouc, un grand animal au poil long, aux cornes recourbées et avec un sale caractère était prêté aux fermes voisines pour la reproduction. Chaque fois, il leur rapportait une petite bourse de pièces ou un sac de grain en échange.
Malgré le statut du père, milicien et capitaine d'une petite troupe chargé de patrouiller dans le village et ses alentours, la vie restait simple. La maison n’avait pas de tapis épais ni de vaisselle d’argent ; on mangeait dans des assiettes de terre cuite ou en bois huilé, on dormait sur des paillasses garnies de paille fraîche. Le père, Garrick, rentrait souvent couvert de poussière, l’épée encore dans son fourreau, attracher a sa ceinture au niveau de la hanche, et il posait son heaume cabossé sur la table de la cuisine comme n’importe quel outil de ferme. La mère, Maëlle, gérait tout avec une calme autorité : elle tenait les comptes dans un vieux cahier relié de cuir, décidait des semailles, négociait avec les marchands de passage, des deux parents c'était elle qui gérait la ferme.
Ruth n’avait donc jamais vraiment connu la faim. Les hivers étaient rudes, certes, mais le cellier était toujours bien rempli, de pots de miel, de fromages de chèvre frais et de saucisses fumées. Les bandits ? On en parlait plus qu'on en voyait. Des bandes de maraudeurs descendaient parfois des collines, mais Sir Garrick et lez autres hommes du village les repoussaient toujours. Ruth, petite, s’inquiétait quand son père partait au galop pour chasser des pillards. Pourtant une partie de son esprit d’enfant était convaincue que son père était invincible. Il rentrait toujours, avec une histoire et parfois une cicatrice qu’il montrait fièrement aux garçons.
La ferme était prospère et la famille vivait au rythme des saisons.
Au printemps, les champs verdissaient, les poules pondaient et les chèvres mettaient bas.
L’été apportait une chaleur lourde mais aussk les moissons, les fraise cueillies à la main et les tomates juteuses.
L’automne était une saison épuisante : on coupait le blé, on récoltait le houblon, on préparait les conserves et on assurait des stocks de bois.
L’hiver, tout se calmait ; on réparait les outils près du feu, on filait la laine des moutons du voisin, et les chèvres débroussaillaient les ronces. C’était une vie prévisible mais surtout plaisible. Ruth y avait grandi sans jamais se douter qu’un jour elle se dirigerais vers quelque chose de plus grand
Enfance,
Ruth était la benjamine. Ses deux frères, Ewan et Bran, avaient deux ans de plus qu’elle. Ils étaient inséparables, mais les garçons recevaient naturellement plus d’attention du père. Garrick les emmenait à l’entraînement dès qu’ils apprirent a marcher: ils apprenaient à manier une épée de bois, à monter à cheval, à tirer à l’arc. Ruth les regardait depuis la barrière, les cheveux dans les yeux, un peu envieuse. Mais elle savait que le soir même son père lui accorderait un peu de temps pour manier l'épée.
Quand il rentrait d’une patrouille longue, il avait toujours un petit cadeau pour elle. Un ruban de soie bleue acheté à un marchand de passe venant d’Ambarnest, une jolie pierre polie ramassée au bord de la rivière, une plume de corbeau aux reflets violets qu’il avait trouvée sur le chemin. Un soir d’été, il l’avait hissée sur son cheval, juste elle, et ils avaient fait le tour des champs au crépuscule. Le soleil couchant rendait la scène magique. “Tu es ma petite guerrière à moi, et je suis fier de toi Ruth” , lui avait-il murmuré en souriant. Ce genre de moments rares restaient gravés en elle.
Sa mère, Maëlle, était son repère au quotidien. C’était elle qui apprenait à Ruth à ramasser les œufs sans se faire picorer les doigts, à traire les chèvres sans se faire donner un coup de tête, à reconnaître les herbes qui soignaient les maux de ventre. Ruth passait ses journées à courir entre les rangées de houblon, à nourrir les poules, à aider à la traite. Les frères, eux, étaient déjà plus grands : ils aidaient au labour, portaient les sacs lourds, accompagnaient parfois leur père en patrouille lorsqu'il n'y avait pas de dangers.
Un souvenir marquait particulièrement Ruth. Lorsqu'elle avait sept ans une tempête avait ravagé une partie du poulailler. Le vent avait arraché le toit de celui-ci et les poules s'étaient éparpillées, paniquées. Garrick était absent, parti chasser une bande de maraudeurs signalée à l’ouest le matin même. Maëlle avait organisé les enfants. Les garçons portaient les planches, Ruth courait après les poules pour les réunir et les empêcher de fuir. Quand tout fut réparé à la tombée de la nuit, le père rentra victorieux, avec deux paquets attachés à sa selle. Il vit sa fille couverte de boue et de plumes, les cheveux en bataille. Au lieu de la gronder, il la souleva dans ses bras et lui offrit une petite dague de cuir qu'il avait prise à un bandit.
L’enfance de Ruth fut donc tranquille, remolie de petits bonheurs et de petites peurs vite oubliées. Elle n’avait jamais souffert de la faim, jamais vu un bandit de près. Elle grandissait forte, les joues roses, les mains calleuses, avec dans le cœur cette certitude que la terre et sa famille étaient tout ce dont elle avait besoin.
Adolescence et début de vie adulte,
À seize ans, Ruth avait déjà la stature d’une jeune femme solide. Les épaules larges, les bras habitués à porter des sacs de grain, les jambes qui ne craignaient pas les longues marches. Ce fut l’année où tout changea.
Maëlle avait économisé pendant des années. Un matin d’automne, elle revint du marché d’Ambarnest avec un chariot neuf et une mule robuste nommée Brise. Le chariot était solide, aux roues cerclées de fer, avec un plateau assez grand pour charger une vingtaine de cages à poules et des paniers d’œufs. La mule était calme, puissante. Sa robe était d'un bai brun facile à nettoyer. Ce jour-là, la famille entière fêta l’événement autour d’un repas de poulet rôti et de bière légère que le père avait rapporté.
Grâce à se chariot, il pouvaient désormais vendre plus loin, plus cher. Les œufs et les volailles partiraient vers les auberges d’Ambarnest. Les bénéfices augmentèrent rapidement. Ruth commença à accompagner régulièrement son frère Ewan, l’aîné des deux garçons. Bran, plus calme, restait plutôt à la ferme pour aider la mère ou accompagnait son père, certainement décider à suivre le chemin paternel.
Ewan avait toujours été le plus vif d’esprit. Il parlait sans cesse de brassage. “Le blé et le houblon de nos champs sont parfaits, Ruth ! Imagine une bière ambrée, légère, avec juste ce qu’il faut d’amertume.” Il passait ses soirées dans un coin de la grange à faire bouillir des décoctions dans un vieux chaudron, notant ses essais sur des bouts de parchemin. Il avait même récupéré un vieil alambiqué qui avait, par miracle, jamais exploser.
Ruth quant a elle se chargeait du physique. Elle s'occupait de charger le chariot au petit matin, atteler Brise, conduire sur les chemins caillouteux, négocier avec les marchands qui tentaient toujours de faire baisser les prix.
Leur premier voyage à Ambarnest ensemble fut mémorable. Le soleil se levait à peine quand ils partirent. Le chariot grinçait doucement, dans les cages leurs poules caquetaient. Ewan avait voulut tenir les rênes au début, puis Ruth avait pris le relais quand il s'était plaint de son ennuis. À l’arrivée au marché, elle marchanda comme une lionne : “Six pièces pour la douzaine d’œufs et pas une de moins ! Mes poules mangent mieux que vos clients !” Ewan, derrière elle, souriait en comptant les gains. Ce soir-là, ils rentrèrent avec plus d’argent que jamais et un sac de malt supplémentaire pour les expériences d’Ewan.
3.5 Frère et soeur
Très vite, Ruth et Ewan devinrent une équipe parfaite. Ils s’entraidaient sans même avoir besoin de se parler. Ewan apportait son intelligence et sa vision : il calculait les meilleurs jours de marché selon les besoins des aubergistes et les saisons, travaillait sur sa recettes de bière, entretenait le chariot et soignait Brise avec une patience infinie. Ruth, elle, utilisait sa force, son endurance et son franc-parler. Quand le chariot s’embourbait après une pluie, c’était elle qui descendait et poussait de toutes ses forces pendant qu’Ewan encourageait la mule. Quand un marchand essayait de les rouler, c’était Ruth qui plantait ses pieds dans la terre et disait calmement : Vous me prenez pour une fille de ferme naïve ? Je connais le prix du grain mieux que vous. Et quand on leur tenait tête c'était elle qui utilisait ses poings
Lors hiver particulièrement rude, ils durent vendre des poulets en villel. Le froid mordant était accentuer par le vent, les routes étaient glissantes à cause du gel formé par la pluie de la veille. Ewan avait peur de perdre le chariot en glissant dans un fossé. Ruth, emmitouflée dans une cape épaisse, marchait devant, cassant la glace avec un bâton. Ils rentrèrent tard, les doigts gelés, mais avec des pièces d’argent supplémentaires et quelques os offert par leur voisin. Ce soir-là, autour du feu, Ewan lui dit simplement “Sans toi, je serais sûrement dans le fossé.” Ruth lui avait répondu avec un grand sourire.
Leur duo fit prospérer la ferme. Les bénéfices permirent d’agrandir le poulailler, d’acheter deux nouvelles chèvres, et surtout de laisser Ewan se lancer vraiment dans le brassage. Il construisit un petit atelier derrière la grange avec des cuves en bois et des tonneaux mais surtout un alambic qui ne menaçait pas d'exploser à chaque test… Ruth continuait à l’accompagner, mais elle commençait déjà à rêver d’un chariot rien qu’à elle.
Vie adulte
Aujourd’hui, à vingt-quatre ans, Ruth est une jeune femme accomplie. Elle possède son propre chariot qui est plus léger et plus rapide. Renforcé aux essieux selon ses propres indications. Elle l’a fait peindre en bleu profond, la couleur qui avait coûté une année d'économie mais ça en valait le cout. Brise est toujours là, plus vieille mais toujour vaillante. Cependant elle reste dorénavant sur le domaine pour les travaux agricoles, c'est un jeune percheron qui tire les chariot dorénavant.
Aujourd’hui Ruth’occupe entièrement des livraisons et du marchandage. Chaque semaine, elle part sur les routes entre Ambarnest et les villages voisins. Elle connaît chaque chaumière, chaque auberge où l’on peut boire un verre et écouter les nouvelles. Elle négocie durement se qui ne plaît malheureusement pas a tout le monde et rit fort lorsque les acheteurs se plaignent menacent de trouver quelqu'un d'autre. Malgré les menaces elle rentre souvent avec des commandes d’œufs, de volailles et, surtout de la bière brassée par son frère.
Car oui, Ewan a gagné en popularité. Il brasse maintenant une bière ambrée au houblon et au blé de la ferme. Elle porte le nom de « Brise d’Est » en hommage à leur mule. On la reconnaît à sa belle mousse crémeuse, son goût équilibré : une pointe de douceur du blé, une amertume fraîche du houblon, et cette note terreuse unique qui vient du sol même de la ferme et que Ruth adore. Les aubergistes d’Ambarnest en commande régulièrement. Ruth livre les tonneaux elle-même, les roulant avec adresse sur les quais des tavernes du bord du lac.
Aujourd’hui
Aujourd'hui Ruth a d'autres objetifs, elle rêve d'autre chose. La jeune femme voudrais avoir sa propre terre et y bâtir sa maison. Mais pour ça elle va devoir économiser et travailler durement.
A suivre en rp
Physique : C'est une femme au visahe plutôt banal, elle est plutôt ronde et ses cheveux roux sont siuvent nouée en une tresse, un chignon ou une queue de cheval. Elle a quelques grains de beauté sur la joue et des tâches de rousseur au niveau de son nez qui ne ressortent bien que quand il y a du soleil. Ses yeux sont marron foncé. Elle s'habille simplement avec des vêtements de travail, lorsqu'elle est au champ elle porte des pantalons mais elle aime bien les robes aux couleurs claires.
Caractère : Ruth est une femme sympathique et franche avec une bonne humeur contagieuse. Elle aime bouger et déteste rester trop longtemps inactive, si elle est forgée de rester a l'intérieur elle trouvera toujours quelque chose a faire, filer la laine, tricoter et même compter tout les grain d'un sac ! A part son manque cruel de patience Ruth est une bonne amie, elle n'arrive pas toujours a trouver les bon mots mais elle compense avec des actes. Quand quelqu'un qu'elle connais personnellement a besoin d'aide se sera toujours une des première a proposer un coup de main.
-Ruth tien son nom de sa grand mère
-Elle n'a jamais goûter de confiseries comme du chocolat ou des bonbons.
-Elle adore les tartes a la rhubarbe
-Elle recoud et répare la plupart de ses vêtements elle même.
Nom : Volia
Prénom : Ruth
Age : 24 ans
Sexe : Femme
Orientation Sex: Bisexuel
Race : Humaine
Origine : Ambarnest
Institution : Citoyen Lambda
Pseudo : Donuts