C’est un Hinangol avec le potentiel de manier la foudre, Baast a réussi par le passé a créé de petit éclairs a peine bon a donner l'impression d'engourdissement pendant quelques secondes. Pendant des années il a tenté d'entraîner se pouvoir, mais sans mentor il lui était difficile de développer son don. Les quelques livres traitant de la magie auxquels il avait accès l'ont cependant aidé à comprendre ce qu'il était.
Baast est né il y a vingt-sept ans dans les Contrées oubliées. Enfant du clan Mu, il vit le jour au cours d’une guerre qui avait épargné ses terres. Sa famille se composait de quatre membres : ses grands-parents maternels et ses parents. Tout, dans son environnement, le destinait à une existence tranquille et ordinaire.
Rien ne l’avait préparé aux sombres bassesses dont les humains étaient capables.
Alors qu’il n’avait que trois ans, une histoire terrifiante parvint à leur petit village par la bouche de nomades venus du nord. Ils parlaient de disparitions, de captures, de cadavres dont on avait tranché les cornes ou la tête. Les voyageurs décrivaient des monstres, quelques pèlerins rapportaient des nouvelles de la guerre menée contre le nécromancien. Les jeunes au sang chaud s’amusaient à effrayer les enfants en brodant sur ces rumeurs. Ils prétendaient que le nécromancien récoltait des parties de corps d’Hayat pour créer des monstres.
Évidemment, aucune de ces histoires n’était vraie… sauf sur un point. Quelque chose, ou quelqu’un, prélevait volontairement certaines parties et certaines espèces d’Hayat. Pour l’heure, seul le clan Mu avait été épargné.
Deux semaines plus tard, l’événement se produisit. Des marchands humains firent leur apparition. Voir des elfes était déjà rare ; voir des humains, ici, l’était encore davantage. La dernière fois que des hommes avaient foulé le territoire du clan, Haznard portait encore des couches. Le clan Mu se montra prudent, mais accueillit tout de même les visiteurs. Ils étaient huit : une femme noble se disant marchande, un jeune assistant et six gardes. Ils possédaient deux chariots et quatre chevaux aux membres solides.
Le clan Mu était réputé pour ses orateurs. Les félins savaient manier les mots et tisser des récits. Grâce aux propos de la marchande, ils inventèrent de nouvelles histoires, mêlant vérité et fantaisie, où un nécromancien affrontait la fureur des armées humaines. À la demande de la dame, ils veillèrent toutefois à ce que les humains y tiennent toujours le beau rôle. Les étrangers restèrent deux jours. Quatre heures à peine après leur départ, une disparition fut signalée : celle de Baast. Il ne faisait aucun doute quant à l’identité des ravisseurs. Les humains avaient profité de l’attention du clan pour ajouter un spécimen à leur collection. La seule différence, cette fois, était que le trophée était vivant. Chasseurs, guerriers et traqueurs se lancèrent à la poursuite du convoi dans l’heure qui suivit la découverte. Malheureusement, la magie n’était pas à négliger, l'un des garde maîtrisait le flux d'illusions. Les sens des Hayat furent aisément trompés, et ils perdirent la trace du jeune Baast.
De son côté, l’enfant avait été bâillonné. Trop petit et trop fragile pour des chaînes ou des cordes, il était de surcroît incapable de survivre seul dans les forêts et les plaines sauvages des Contrées oubliées. Le convoi humain venait de faire sa dernière victime et leur prochaine destination était la terre des hommes.
Les années qui suivirent furent sombres. Jusqu’à ses dix-huit ans, Baast vécut dans une immense demeure. Nourri, logé, éduqué et blanchi, n’importe quel orphelin aurait trouvé cette existence enviable. Mais Baast avait une famille qu’il voulait retrouver. Plus d’une fois, il tenta de fuir ou d’alerter ceux qu’il croisait. Ces tentatives lui valurent d’être enfermé dans l’aile ouest. Il passa ainsi quinze années forcé de bien se comporter, sans la moindre chance de s’échapper.
L’année de ses dix-huit ans, quelque chose changea. La marchande, obsédée par ses trophées, le présenta à d’autres personnes comme un orphelin, prétextant la mort de ses parents et sa propre bonté. Dès lors, Baast fut régulièrement amené lors des thés et des réceptions. Il devint un accessoire, un magnifique collier qui faisait jaser les amies de sa maîtresse. Peu à peu, il gagna quelques libertés. De temps à autre, il était invité chez des nobles qui n’avaient que rarement l’occasion de voir des Hayat et qui refusaient de se mêler aux hybrides. Cette bête de foire bien éduquée plaisait. Baast se retrouvait traité comme un animal de compagnie.
À vingt-six ans, il commit une erreur. Il s’était épris d’une servante ; les deux furent surpris au détour d’un couloir. La marchande, folle de rage, décida de lui infliger bien pire qu’une simple correction. Elle renvoya la jeune femme sur-le-champ et s’employa à pourrir sa réputation, s’assurant qu’aucun foyer respectable ne l’engagerait jamais plus. Quant à Baast, elle avait prévu pour lui une punition autrement plus cruelle. Mais cette fois, l’Hayat ne parvint pas à se contenir. Il se défendit. Le seul souvenir clair qu’il conserva de cette soirée fut celui de vêtements tachés de sang, de ses griffes rougies, et de sa fuite lorsque les gardes entendirent les cris de la maîtresse de maison.
Après sa fuite, Baast avait tout perdu. Il n’avait pu faire ses bagages et n’emportait rien d’autre que les vêtements qu’il portait. Il passa près de deux mois dans la rue, fuyant et se cachant des gardes qui recherchaient l’assassin de la marchande.
Durant les deux années qui suivirent, Baast se découvrit un talent insoupçonné de pugiliste. Sa force naturelle, ses réflexes félins et sa capacité à encaisser les coups firent rapidement parler de lui. Quelques personnes l’engagèrent comme garde du corps ou mercenaire pour des missions discrètes. Cherchant à s’éloigner des zones où l’on le recherchait encore, il migra vers Cirdan. Là-bas, il trouva du travail aux docks et continua d’exercer occasionnellement comme garde du corps mais la nuit il partait vers les quais où étaient organisés des combats clandestins. Grâce à l'argent supplémentaire des combats il s'est mis à économiser pour financer un voyage dans les Contrées oubliées.
Physique : Baast a un physique plus qu’avantageux. Taille fine, épaules larges, pectoraux développés, biceps et avant bras musclés. Son corps est le résultat d'années d'entretien et de privation, depuis son enfance il a appris à l'entretenir. Depuis qu'il est arrivé à Cirdan et qu'il fait des boulots de mercenaire et garde du corps il a accumulé quelques cicatrices, il s'est cependant fait une cicatrice au niveau de l'œil volontairement pour avoir l'air plus sérieux.
Caractère : Baast commence à se trouver lui-même, depuis sa fuite il a commencé à se rebeller. Petit à petit, son caractère s'affirme, il commence à vouloir, à désirer. Mais il ne sait pas encore comment gérer ses envies et finit souvent dans l'excès. Baast a tendance à abuser des choses qui lui apportent du plaisir comme l'alcool, les jeux, le frisson d'adrénaline lorsqu'il énerve quelqu'un ou se bat. Hors de cette nouvelle facette, Bast accepte les ordres toujours facilement, il a du mal à choisir lui-même et à prendre des initiatives. Baast est cependant éduqué, ce n'est pas un enfant dans un corps d'adulte, il sait plaire, être polis et manier les mots pour que sa présence reste agréable.
-Les quelques bijoux qu'il porte lui ont été offerts par une admiratrice secrète.
Nom : Mu (Clan)
Prénom : Baast
Age : 27
Sexe : Masculin
Orientation Sex: Bisexuel
Race : Hayat (Tigre)
Origine : Terre des Hommes
Institution : Citoyen Lambda
Pseudo : donuts