Pouvoir : Wulfrid n’a aucun pouvoir. Ni magie ni malédiction.
Armes : Wulfrid n’a jamais été très porté sur les armes quand il était dans le Pays de la Désolation. Mais à cause de la destruction de son village, de sa longue période d’errance, et du traumatisme derrière, sur une idée de Silvas, il a acquis une épée bâtarde. Son compagnon lui a enseigné les bases, et il sait la manipuler pour se défendre, mais guère plus.
Et de six…
Wulfrid est né le 25 Tellerïyo 3081 dans le village de Sjöfru, un peu au sud du Loch, dans le Pays de la Désolation. Il naît dans une grande fratrie, trois frères et deux sœurs, tous plus grands que lui. Benjamin d’une famille nombreuse, de parents pauvres, en pleine guerre contre Haznard, Wulfrid n’était pas particulièrement sûr de survivre assez longtemps pour fêter encore un autre anniversaire.
Mais les années passèrent et il survécut. Par la providence, aucune personne de sa famille ne mourut de famine, ou de maladie. Son enfance ne fut pas des plus calmes pour autant. Le spectre d’Haznard était au-dessus de toutes les têtes, retirant aux enfants la possibilité de grandir lentement dans la joie et la sérénité. Très tôt, il participa aux différentes tâches, pour la famille, et pour le village. Wulfrid travailla la terre, Wulfrid chassa, Wulfrid bâti. Ses parents faisaient partie des fermiers du village. Enfin, fermiers, c’est un bien grand mot. Cette terre froide et désolée ne laissait pas pousser beaucoup de choses.
Dans ce lieu froid mais chaleureux, Wulfrid, très silencieux, ne se lia pas forcément d’amitié avec beaucoup de gamin. Ces amis pouvaient se compter sur les doigts de la main. Mais il n’y en a qu’un qui a réellement compté pour lui. Il avait dans les 7 ou 8 ans quand il rencontra pour la première Silvas, un hayat loup. Sa famille venait d’arriver dans son village. Pas forcément les plus bavards, au début, les deux n’étaient que des connaissances. Mais les années passants, Wulfrid et Silvas se rapprochèrent. Les deux jeunes garçons s’entendaient en fait bien, passant du temps à jouer ensemble, quand ils n’étaient pas accaparé par d'autres choses. Puis quand vint l’adolescence, et les premiers amours, une envie apparut chez Wulfrid. Il aimait Silvas, en tant qu’ami au début, mais… et si il y avait un mais justement ? Et ce mais semblait réciproque, les deux flirtaient ensemble, sans jamais sauter le pas.
La famille de Wulfrid était… ignorante de ce flirt ? Ou peut-être simplement les parents n’en avaient pas grand chose à faire, puisqu'ils avaient déjà cinq autres enfants.
C’est alors qu’il avait 20 ans, en 3103, que son destin bascula du tout au tout. Sa vie le destinait à devenir fermier, le village était en manque cruel. Mais les événements en décidèrent autrement.
L’ombre du nécromancien
Le village subissait déjà depuis quelques années les assauts des hordes d’Haznard. Le nécromancien envoyait ces monstres toujours plus profondément dans les recoins isolés. Pourquoi ? Inspirer la terreur ? Asseoir sa domination ? Avoir plus de cobaye pour des expériences sombres et funestes ? Wulfrid ne le su jamais, et ne s’y intéressa jamais réellement. Tout ce qu’il sait c’est qu’en 3103, son village fut rasé par une horde de mort-vivants.
L’assaut fut brutal, sans une once d’humanité, de pitié. Personne ne fut épargné. Sous les premiers coups, Wulfrid perdit sa mère, et deux de ses frères. Il réussit cependant à s'enfuir avec son père, son frère survivant et ses deux sœurs. Quant au reste du village, la majorité des habitants furent tués. Quelques-uns arrivèrent à fuir. Wulfrid espéra au plus profond de son cœur que ce fut le cas de Silvas… Mais le malheur ne s’arrêta pas là. Réfugiée, sans terre, la famille fuyait toujours plus au sud, avec presque rien pour se nourrir, ni même se soigner. C’est ainsi qu’il perdit son père de faim et son frère d’une blessure qui s’était infectée. A chaque nouvelle mort, l’esprit de Wulfric se brisait un peu plus. Toujours en fuite, seule la mort semblait les attendre. Les dieux avaient-ils abandonné Wulfrid et les siens ? Alors que lui et ses deux sœurs se trouvaient après Pales, toujours en direction du sud, ils tombèrent sur des mort-vivants. En tentant de protéger ces sœurs, Wulfrid fut gravement blessée à la jambe gauche, et l’une de ses sœurs mourut. Ce n'est que grâce à la providence qu’il survécut.
Lors de l’assaut contre le village, Wulfrid avait perdu contact avec Silvas. Et durant les mois qui suivirent aucune trace de lui. Jusqu’à ce jour-ci. C’est lui que la providence envoya sauver Wulfrid et sa sœur. C’est Silvas qui le soigna, qui abattit les morts-vivants. Et depuis ce jour, les deux ne se quittèrent plus. Ils voyagèrent ensemble à travers les derniers kilomètres qui les séparaient d’Ambarnest, puis ils continuèrent, encore et encore.
Après plusieurs mois de fuite, l’ombre d’Haznard était enfin derrière eux. Et alors que Wulfrid et sa sœur étaient sur la route, entre La Ferme et Ambarnest, un beau matin, il se réveilla sans aucune trace de sa sœur. Elle avait décidé de partir, quelque part ou simplement les bras de Norke. Probablement que sans Silvas, Wulfrid aurait mis fin à ces jours à ce moment-là. Sans Silvas il aurait été complètement seul. Mais il continua, pour le loup, pour l’espoir qu’être avec lui lui donnait. La route fut encore longue, et mouvementée, mais plus à cause des morts-vivants. Maintenant, ils devaient simplement faire face aux dangers du climat, aux bêtes sauvages et aux bandits de grands chemins. Des menaces bien plus faibles que des légions de morts-vivants. Wulfrid continua, faisant fit de tout ceci, il était simplement poussé par une chose, une obsession, aller toujours plus au sud. Mais c’est une auberge qui les arrêtèrent, sur l’une des routes longeant l’I Neth et l’I Hanar. Ce qui devait simplement être un arrêt de quelques jours, à travailler pour gagner quelques pièces, se transforma en une très longue pause de 10 ans.
L’auberge de l’espoir
Le propriétaire, un vieil homme, s’était pris d’affection pour Wulfrid, et inversement. En fait il s’était pris d’affection pour ce couple, ces réfugiés. Wulfird découvrit qu’il aimait travailler à l’auberge, servir des boissons et des repas, écouter les gens. C’était un travail calme, et relativement à l’abri.
On attaquait peu les auberges, et elle était assez au sud pour qu’Haznard mette du temps avant d’y arriver. Elle n’était pas sur une route particulièrement empruntée. En vérité, Wulfrid croisait souvent les mêmes clients, mais de temps à autre des Lendas s’y arrêtaient. Après une dizaine d’années a y travailler, le vieux propriétaire de l’auberge mourut, et la légua à Wulfrid. D’abord surpris par l’annonce, attristé par la mort de son ami, il salua de nouveau la providence.
L’auberge avait déjà acquis une petite réputation auprès d’autres réfugiés de la guerre contre Haznard. Wulfrid y avait veillé. Il savait ce qu’on ressentait en perdant tout à cause du nécromancien et il tenait à offrir un refuge à tous ceux qui en avaient besoin. Aussi, du vivant du vieux propriétaire, plusieurs réfugiés s’étaient installé dans les alentours, d’abord dans des tentes sommaires puis dans maisons. Il continua ce travail là quand il devient le propriétaire de l’Auberge des Etoiles. Puis bon an mal an, plusieurs dizaines de réfugiés, principalement des destructions du nécromancien, mais aussi quelques hayats et hybrides ayant quitté la Terre Des Hommes, se sont installés aux abords de l’auberge.
D’abord constitué de tentes éparses, les réfugiés bâtirent des maisons, et un hameau sortit du sol. Tisserêve naquit donc, entre les deux fleuves, sur la route entre Cirdan et Ambarnest. Le vieil homme ne vit jamais ce hameau, mais Wulfrid était sûr qu’il l’aurait apprécié. Un lieu de refuge pour tous ceux qui en avaient besoin. Pour ceux qui étaient perdus. Ce hameau était modeste, vivant principalement de l’agriculture, blé et quelques légumineuses, et des Lendas et marchands qui passaient par là. Mais ce hameau était précieux, très précieux même pour Wulfrid, qui pour son plus grand malheur se retrouva être le bureau des plaintes des habitants. Un tel a oublié de me donner ceci, un autre m’a piqué ça, etc etc…
Un autre genre de travail commença pour Wulfrid, un travail éreintant, celui de régler les petits problèmes des habitants. Mais en fait, plus le temps passait, plus il l’apprécia.
Et lorsqu’on annonça la mort d’Haznard, le hameau fit la plus grande fête de toute la région, enfin c’est ce que les habitants aiment raconter. La fête laissa place chez Wulfrid à une profonde tristesse. Non parce qu’Haznard était évidemment mort, mais parce qu’il était mort, que ce qu’il avait fait était bel et bien réel. Il avait perdu son village, et sa famille, il a fui sa terre et ne la retrouvera jamais... Il n’y a que Silvas qui le vit craquer ce jour-là…
Et maintenant, Wulfrid continue de tenir son auberge, toujours avec Silvas, sa moitié. Ils ne sont jamais quittés depuis leurs retrouvailles au sud de Pales. Quand se sont-ils mis ensemble ? Il n’y a pas vraiment de moment précis. C’était dans la continuité logique de leur relation. Ce qui est sûr, quand les deux arrivèrent à l’auberge, ils étaient déjà ensemble. Et même lorsque Silvas part en mission, Wulfrid sait pertinemment qu’il reviendra, et qu’ils seront de nouveau ensemble. Tandis qu’il est sur les routes a vivre toutes sortes d’aventures et d’histoire, Wulfrid reste derrière son comptoir à accueillir tous et toutes, prêtant une oreille attentive, avec un bon repas chaud, à tous ceux qui le désirent, pour tous ceux qui sont perdus, ayant besoin d’un endroit sûr le temps d’une soirée, d’une semaine ou d’une vie…
Physique :
Wulfrid est un grand gaillard d’un mètre quatre-vingt. Il a les yeux noisettes, les cheveux brun qui commencent à blanchir. Il a une barbe plutôt bien fournie et avec sa corpulence plutôt imposante, aucun doute quant au fait qu’il vient du Pays de la Désolation. Il a gardé de ses travaux manuels dans sa jeunesse, une partie de sa force, mais depuis qu’il est de nouveau sédentaire, il a pris en graisse.
Il est incapable de courir depuis un affrontement contre les hordes d’Haznard, tandis qu’il fuyait sa patrie. De ce moment, en plus de ne plus pouvoir courir, et de boiter, il a conservé une cicatrice qui s’étend sur sa cuisse gauche.
Wulfrid passe ses journées à l’auberge, en vêtement simple et tablier. Il n’a jamais été particulièrement intéressé par la mode, pas tant par choix que par contrainte. Mais depuis que le hameau s'est formé, et qu’il en est en quelque sorte le visage auprès des villages et villes alentour, Wilfrid s'est bien retrouvé obligé d’avoir au moins une tenue un peu plus travaillée que ces vêtements de tous les jours.
Caractère :
Wulfrid est un homme chaleureux toujours à l’écoute des autres. Ça fait partie de son métier, d’après lui. C’est probablement l’une des choses qu’il apprécie le plus. Ecouter les gens, leurs histoires, leurs bonheurs, leurs malheurs, leurs doutes, leurs succès. D’aussi loin qu’il se souvienne, même enfant, il était du genre plutôt silencieux, attentif au monde qui l’entoure sans pour autant beaucoup s’exprimer. Et Wulfrid est aussi de bon conseil, enfin d’après lui. Et pour l’instant, rares sont ceux qui s’en sont plaint. Arrêtez vous dans son auberge et vous serez sûr de trouver un bon repas chaud, un bon lit, et une personne a qui faire part de tout et n’importe quoi sans jugement.
Mais ne vous attendez pas à l’inverse. Wulfrid ne parle que très peu de lui. Ou plutôt, il parle très peu de ses sentiments aux autres, même à ses proches. Il n’y a guère que Silvas à qui il se confie réellement, librement. Quant à son histoire, les personnes ne sauront jamais que ce qu’il veut bien dire. Même dans les moments les plus difficiles, il garde assez de contrôle sur lui pour ne jamais parler de certaines choses, quitte à mentir.
Wulfrid aime par-dessus tout rester chez lui, dans son auberge, dans son hameau. Quand il doit se rendre dans des villes ou villages, ça n’est que rarement de gaieté de cœur. Fut un temps même où Wulfrid refusait catégoriquement de s’éloigner à plus d’une dizaine de kilomètres de l’auberge. Toujours effrayé de la retrouver en ruine a son retour. Aussi, c’est peut être plus son traumatisme qui parle quand il affirme préférer rester chez lui.
-La plus grande peur de Wulfrid est de tout perdre. Encore. Il a déjà perdu sa maison mais surtout sa famille à cause d’Haznard. Ce qui trouble ces nuits, ça n’est pas tellement ces souvenirs-là, que la possibilité qu’il perde à nouveau tous.
-Wulfrid est devenu un homme croyant. Il l’était déjà quand il habitait encore dans le Pays de la Désolation. Lui et sa famille priaient au moins une fois par semaine les trois esprits de la force, de la sagesse et du courage. Mais croyait-il réellement que ces prières étaient entendues ? Non pas vraiment. Ca n’est qu’après la tragédie de sa vie, et sa relation avec Silvas, qu’il retrouva le chemin vers les dieux. Comme son compagnon, il est maintenant un fervent croyant de Noctale, mais il garde aussi les trois esprits dans son cœur.
-C’est en hommage “aux yeux de Silvas” dont Wulfrid dit “qu’ils sont remplis d’étoiles” que l’homme décida de renommer l’auberge. Et c’est en hommage à Noctale, qui veilla sur eux, et sur tous les autres réfugiés, qu’il fut choisi de nommer le hameau Tisserêve.
Nom : Vasteny
Prénom : Wulfrid
Age : 42
Sexe : Masculin
Orientation Sex: Homosexuel
Race : Humain
Origine : Pays de la Désolation
Institution : Citoyen Lambda
Pseudo : arlathan