Pouvoir : Hinangol - Magie de Soin (Arcanes et Vie)
Par contact direct, Silvas peut manipuler le flux pour guérir des blessures légères et modérées, comme des plaies ouvertes ou des brûlures, et ralentir d'éventuels saignements importants. Il peut aussi atténuer la douleur, voir l’endormir pendant quelque temps, sans pour autant totalement l’enlever. Il ne peut pas réparer les os, soigner des maladies ou neutraliser des poisons, ne pouvant dans ce cas qu’apporter un peu de soulagement en atténuant le mal être.
L’utilisation de ce pouvoir puise dans sa propre énergie vitale, ce qui peut rapidement l’épuiser.
Arme : Il est équipé d’une épée bâtarde, qu’il peut aussi bien tenir à une main qu’à deux, selon la puissance de frappe dont il à besoin, et qu’il accompagne parfois d’un bouclier. Il peut aussi utiliser, selon la situation, une arbalète.
Dès sa plus jeune enfance, Silvas fut confronté aux affres d’une vie soumise aux caprices et à la cruauté d’Haznard.
Il est né sur les routes, sa famille fuyant le hameau où ils habitaient, près de la Citadelle, quand celui-ci fut envahi par les morts-vivants que la liche avait lâché sur eux. Pendant plusieurs années, il n’avait jamais eu de vraie maison : Jamais ils ne restaient plus de quelques mois au même endroit, reprenant la route dès que la menace d’Haznard se faisait proche.
Il avait six ans quand la famille décida enfin de poser ses valises plus durablement, là où Silvas et sa jeune sœur pourraient grandir, apprendre, et peut-être vivre sans danger à l’horizon.
Ils s'installèrent dans un petit village, au sud du lac de Loch, du nom de Sjöfru. Une petite bourgade paisible, qui n’était pas encore impactée par la guerre ou les dévastations. Avec enfin un foyer digne de ce nom, les enfants Drakmir pouvaient grandir.
Habile de ses mains, et travailleur, Silvas devint l’apprenti du forgeron du village à son entrée dans l’adolescence. Apprenant la rigueur du travail, et par la même occasion à manier des armes, l’hayat souhaitait se rendre utile au sein de la petite communauté qui les avait accueillis, et qu’il avait appris à apprécier.
C’est d’ailleurs lors d’un rude travail de forge que le loup découvrit ses pouvoirs d’hinangol. Son mentor s’était sévèrement entaillé la main sur une lame, et comme s’il sentait qu’il pouvait y faire quelque chose, il avait instinctivement apposé une main sur la blessure, la fermant partiellement par magie, sous les yeux ébahis des employés de la forge.
Il n’y avait hélas pas de professeurs aptes à la former à cette magie. Silvas empruntait des ouvrages, ou picorait des connaissances sur la magie là où il le pouvait, auprès de marchands itinérants ou de voyageurs. Un apprentissage lent, incomplet, mais qui lui permettait, après une dizaine d'années, de contrôler un minimum ce pouvoir.
Et son apprentissage allait payer. Car, comme bientôt la majorité des localités du Pays de la Désolation, les ennuis arrivaient. Les créations d’Haznard poussaient toujours plus loin, et les premiers morts-vivants, des créatures errantes, s’en prenaient aux habitants. Faisant partie des rares formés aux armes, Silvas se retrouva dans la milice improvisée qui repoussait, du mieux qu’ils pouvaient, ces dangereux intrus.
Il y avait aussi du bon, dans la vie à Sjöfru. Au cours des différentes tâches manuelles nécessaires à l’entretien et l’extension du village, Silvas fit la rencontre d’un jeune humain, de deux ans son aîné, Wulfrid Vasteny. En travaillant ensemble, notamment en aidant à construire des habitations, les deux jeunes hommes apprirent à s’apprécier, en venant même à flirter gentiment. Les parents de Silvas, plutôt favorable à ce que leur fils perpétue la lignée du clan, ne voyaient pas spécialement la chose d’un bon œil, mais le loup s’en fichait bien, et passait du temps avec Wulfrid sous leur museau.
Mais à ses 18 ans, là ou Silvas aurait dû se lancer à plein temps dans l’artisanat et devenir un employé de forge, Haznard en décida autrement. Une horde massive de morts-vivants se précipita sur le petit village, dépassant aussitôt les quelques défenseurs, dont Silvas, qui avait été appelé en urgence aux abords des habitations. Dans une tentative désespérée d’enrayer la progression de la horde vers le cœur du village, un petit groupe de milicien tenta de mettre le feu à une lignée d’huile, mais la manoeuvre résultat en l’explosion des réserves, assommant Silvas qui s’écroula près de l’entrée, avec quelques brûlures.
Sans doute était-il passé pour mort. Quand il retrouvait ses esprits, une bonne majorité du village avait soit fui, soit trouvé la mort. En panique, le loup se rend au domicile de ses parents et de sa sœur, n’y trouvant que ruines fumantes, et des cadavres dont la vue le hantera à jamais. Désormais complètement seul, le loup fit demi-tour, désespéré, s’enfuyant dans la nature, à la recherche d’autres habitants du village qu’il pourrait secourir. Après tout, le village était une grande famille… et à son grand soulagement, il n’avait pas trouvé le corps de Wulfrid. Il y avait peut-être encore quelqu’un à qui il tenait, en vie.
Pendant plusieurs mois, Silvas se dirigeait vers le sud, avec un petit groupe de réfugiés qu’il avait trouvé. Seul homme armé parmi les rescapés qui l’accompagnait, Silvas prit bon gré mal gré la direction de la petite troupe, assurant aussi bien son itinéraire que sa défense, ce qui avait un seul bon côté : il n’avait pas vraiment le temps de se morfondre. Tout ce qu’il devait faire, c’était assurer que le groupe atteigne des terres plus sûres, au sud, malgré le dénuement et les menaces sur la route.
Un peu après Pâles, Silvas aperçut un autre groupe, en proie à des morts-vivants s’étant égarés plus au sud. Laissant les siens en arrière, il s’élança à la rescousse de la famille prise au piège, éliminant la menace. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’il s’agissait de celle de Wulfric ! A partir de ce jour, le duo ne se quittait plus, reprenant la route ensemble après avoir pris du repos, avant de devenir compagnons. La présence de l’humain remit du baume au coeur à l’hayat. Il avait désormais un proche à chérir et protéger, et c’était une réelle motivation pour poursuivre leur route si dangereuse.
Finalement, ils arrivaient tous ensemble à une auberge, qui ne devait être au départ qu’un simple stop dans leur progression. L’arrêt se prolongea, de jour en jour, de semaines en semaines, jusqu’à ce que l’auberge ne devienne leur nouveau foyer, Wulfrid y trouvant un travail auprès du propriétaire. Silvas, de son côté, se voyait mal travailler en tant que serveur. Il se proposa plutôt comme aide manuelle et comme garde, alternant entre travaux de réparation, d’entretien, et mettant fin aux bagarres et autres petits conflits qui pouvaient éclater dans une taverne de voyageur, notamment avec quelques mercenaires mal lunés. Il prit aussi le temps d’aider les quelques-uns qui étaient arrivés ici avec eux à s’installer, d’abord dans des tentes très sommaires, improvisant un campement aux abords de la taverne.
Après une dizaine d'années, Wulfrid héritait de la taverne, qui devenait plus qu’officiellement leur maison. Et ce n’était pas tout : d’autres réfugiés venaient également les rejoindre, transformant le petit campement en un véritable hameau. A ce moment-là, les tâches de Silvas devinrent bien plus variées. Plus de personnes signifiait plus de travail. Il fallait tout bâtir, à partir de pas grand-chose. Construire des maisons, des enclos, puis quelques défenses sommaires quand le rassemblement commençait à devenir plus important. Creuser des puits, des barrières… Laissant le soin à Wulfrid d’être l'élément rassembleur et d'accueillir les nouveaux venus, Silvas veillait à ce que le hameau dispose de ce qu’il fallait pour tenir et grandir. Il recruta et forma notamment deux jeunes du hameau pour en faire des miliciens, et s’assurer que les habitants soient protégés.
Après tout ce qu’ils avaient vécu, cette nouvelle sérénité était plus que bienvenue. Même si les ombres d’Haznard allaient le hanter jusqu’à sa mort, et même après, Silvas parvenait à tourner la page, autant que possible. Ils avaient un petit havre de paix ici, construit avec Wulfrid… et il tenait bien à ce qu’il le reste.
Mais, ce n’était pas si simple que ça. La mort d’Haznard souleva plus de tristesse que de joie dans le coeur du loup. Longtemps il avait espéré, naïvement, que la disparition de liche mettrait fin à cette époque de cauchemar. Mais il réalisa que malgré tout, sa famille restait morte, et son ancien foyer, détruit. Il réalisa aussi à quel point ils avaient été chanceux, Wulfrid et lui, de survivre et de pouvoir vivre une nouvelle vie. Et si d’autres avaient besoin d’aide, quelque part, tout comme eux en avaient eu besoin ? L’immobilisme le stressait de plus en plus. Alors, il prit une décision qui changea sa vie. Avec l’aval de son compagnon, il s’engagea dans le culte de Noctale, remerciant ce qui à ses yeux était, un miracle, en servant la déesse. Pour aider les autres.
Il n’était pas fait pour être prêtre, alors ses compétences martiales l’orientaient aussitôt vers la voie de paladin. Il en profita également pour parfaire la maitrise de sa magie de guérison, auprés d'autres mages du culte. Souhaitant garder une certaine autonomie et pouvoir retourner au hameau de Tisse-Rêve quand il le souhaitait, il décida d’être un paladin solitaire, avec l’accord de sa hiérarchie ecclésiastique. Ainsi, il retrouvait un certain équilibre : Il pouvait veiller sur les siens et rester auprès de Wulfrid, tout en prenant la route dès qu’il en sentirait le besoin. Lors de ses marches de paladin, Silvas pouvait s’aérer les pensées. Veillant la nuit sur les voyageurs, Lendas ou petite communautés, il échappait pour un temps aux nombreux cauchemars et vieilles douleurs de guerre qui le réveillent encore fréquemment.
Physique :
Hayat lupin dépassant le mètre quatre-vingt, Silvas possède des caractéristiques bien typiques des canidés, ne serait-ce que le museau, la mâchoire bien équipée, les oreilles droites, et les griffes sur ses mains et pattes. Son pelage, épais, est globalement en deux tons, blanc et gris, selon la zone, l’intérieur des membres et le ventre étant les plus clairs. Ses yeux sont d’un jaune clair, devenant bien lumineux dans l’obscurité, lui permettant de voir dans des variations de noirs et blanc lorsqu’il fait sombre.
Sa carrure est clairement athlétique, l’hayat s’entretenant régulièrement et participant aux tâches physiques du hameau, en plus des entraînements martiaux nécessaires à la voie de paladin. Il est aussi plutôt endurant, ne sous-estimant pas l’importance d’avoir du souffle et de pouvoir tenir sur le long terme, pratiquant régulièrement la course et autres exercices, surtout lorsqu’il est statique au hameau.
D’un point de vue vestimentaire, Silvas fait dans la sobriété et le pratique. Il n’aime pas les lourdes armures, préférant un entre-deux protégeant principalement les zones vitales, avec des alliages de métaux légers. Du fait de son pelage épais, trop se couvrir l’expose rapidement à la surchauffe.
Au repos, il privilégie donc des tissus légers, se contentant donc de simples tuniques ou veste sans manches, par exemple.
Caractère :
A l’image de la divinité qu’il sert en tant que paladin, Silvas fait preuve d’une sagesse et d’un calme façonné par sa vie passée dans le Pays de la Désolation. Ayant échappé plusieurs fois à la mort face aux morts-vivants d’Haznard, et ayant appris à vivre dans un milieu austère et un environnement assez hostile, il se montre assez stoïque au quotidien, prenant le moindre événement avec beaucoup de recul, avec seulement une petite poignée de sujets sensibles capables de le sortir de ses gonds, comme l’usage de la nécromancie par exemple, ou si quelqu’un ou quelque chose s’en prendrait aux siens, ce qui comprends Wulfric et les habitants du hameau. Il dégage une aura de force tranquille, qui suffit généralement à décourager les fauteurs de troubles qui croiseront son chemin. Il n’est de toute façon par partisan de la confrontation, préférant désamorcer tout conflit par sa présence ou la parole, avant d’user des poings, ou en dernier recours, dégainer une arme.
Provenant d’une petite communauté soudée, Silvas à gardé l’esprit qui va avec. Attentionné envers les siens, protecteur, bienveillant et globalement sociable, il est une bonne oreille, même s’il n’est pas le plus bavard des hayats et peut parfois manquer un peu de sensibilité, surtout en public. En privé, avec des proches, il se montre plus ouvert, mais ne vous attendez pas non plus à des discours larmoyants.
Le loup est quelqu’un de tolérant, prêt à donner sa seconde chance à quiconque en aurait besoin et pardonner les égarements, mais peut faire preuve d’une certaine rancune face à la trahison. Il peut aussi se montrer têtu et borné quand il estime être dans le vrai, à tort ou à raison, bien qu’il ne soit pas non plus totalement fermé à la discussion.
Comme beaucoup de réfugiés des Pays de la Désolation, qui ont fui les expériences d’Haznard, et la guerre contre la liche, Silvas est encore lourdement marqué par les événements du passé. En première ligne lors de la destruction de son village, le loup s’est retrouvé plusieurs fois face à d’anciens amis ou proches zombifiés, et face à des scènes de massacre qu’il n’aurait jamais souhaité observer. Son sommeil est encore hanté par des cauchemars réguliers, même après toutes ces années, et sa plus grande crainte est de revivre la perte des siens et la destruction de son village, avec le hameau.
Spirituellement parlant, Silvas se sent assez proche des valeurs de Noctale, pour le côté calme et sage de la déesse des nuits, mais aussi d’Alliarus, pour sa tolérance et son droit à la rédemption, ou encore de Dinya. Il estime que leur survie, malgré tous les événements du Pays de la Désolation, tient du miracle, et que par conséquent, il paraît logique qu’il aide également à faire le bien, à son échelle. Il offre donc volontiers son assistance aux voyageurs, petites communautés, ou convois de Lendas qui croiseront son chemin pendant ses marches de paladin solitaire.
Parmi ses quelques passions, Silvas aime beaucoup bricoler. Il trouve toujours quelque chose à faire dans le hameau, aussi bien pour s’occuper que pour rendre service. A chacun de ses retours, il abandonne l’épée pour un marteau.
Il apprécie évidemment la nuit, et son petit moment de sérénité personnel est d’observer la lune tout en fumant quelques herbes relaxantes dans une pipe, que son père lui avait offert à ses dix huits ans.
Il à équipé et formé Wulfrid à l’épée bâtarde, un peu angoissé à l’idée que son compagnon n’ait pas de quoi se défendre. Si le passé lui à appris quelque chose, c’est que le malheur peut frapper à tout moment.
Nom : Drakmir
Prénom : Silvas
Age : 40
Sexe : Masculin
Orientation Sex : Pansexuel
Race : Hayat (Loup)
Origine : Pays de la Désolation
Institution : Adorateur
Pseudo : sornaw